mardi 11 février 2014

Le Chili, à Santiago

Nous avons quitté l'Île de Pâques par un beau soleil (mais oui!)





Et nous sommes arrivés à  Santiago le vendredi dans la nuit. 
Si les possibilités de quitter l'ïle de Pâques n'étaient pas aussi limitées, j'aurais préféré un autre jour, car arriver dans une grande ville un week end est toujours un mauvais choix. C'est une "ville morte" que l'on trouve.

Nous avons rejoint notre appartement, idéalement situé "Plaza de Armas", centre historique de la ville.























Nous étions dejà passés à Santiago en Février 2012, pour aller prendre le bateau à Valparaiso, et nous avions entrevu cette ville dans laquelle nous avons eu envie de revenir pour la découvrir un peu mieux.
Manque de chance, grand programme de rénovation en ville, et beaucoup de monuments disparaissent derrière des palissades pour un nettoyage en grand! 
Notamment, Plaza de Armas, où tout le centre de la place est fermé : les angles pour prendre les photos sont très limités :

la cathédrale



La statue, hommage à l'ethnie Mapuche massacrée et réduite en esclavage,  est cachée, et pour elle comme pour les autres monuments de la place, j'utiliserai mes photos de 2012







Elle est sur la place comme celle de Pedro de Valvidia, conquistador Espagnol qui a fondé la ville en 1541, après les massacres évoqués plus haut.




Nous retrouverons au musée d'art Précolombien des statues Mapuches en bois, qui ne sont pas sans nous rappeler les Moaïs de l'Île de Pâques




Toujours est il que ce musée est extrêmement intéressant, entre tissages et broderies avec des poteries et des statues remarquables








Nous avons déambulé dans des rues vides, car le week end, les magasins et cafés sont pratiquement tous fermés, et même si c'est un peu triste et que l'ambiance est étrange, on se déplace facilement :





















A dire vrai, Santiago n'a pas beaucoup de monuments anciens. Le centre historique est très limité car de nombreux tremblements de terre ont secoué la ville et peu d'édifices ont survécu. Il faut bien admettre que la reconstruction n'a pas toujours été très réussie.

Même le palais de la "Moneda" où réside la Présidente, Michelle Bachelet est tranquille. Nous pouvons y pénétrer après le controle de nos sacs et un interrogatoire compliqué par le fait que nous avons laissé nos passeports à l'appartement et que nous n'en connaissons pas le numéro..
Qu'à cela ne tienne, notre bonne mine a suffi, nous avons pu entrer :











Rien de fastueux. Nous sommes loin des ors de notre république...
Un panneau rappelle que là fut "suicidé" Savador Allende, le 11 Septembre 1973, lors du coup d'état de Pinochet.
Sur la place, devant le palais de la Moneda, nous nous arrêterons devant sa statue:


Mais même le week end, la rue s'anime dans l'après midi et rien n'est plus étonnant que tous ces spectacles de rues qui s'installent devant des spectateurs bon enfants : 


On peut y passer des heures sans s'ennuyer et profiter ensuite des restaurants particulièrement nombreux et sympathiques à proximité de l'université, dans le quartier de Belavista





A Santiago, la vie en semaine ne commence pas tôt. Jusqu'à 10 heures, pas grand monde dans les rues, et aucun commerce ouvert. Pas non plus de petits cafés sympas pour prendre son petit déjeuner comme à Buenos Aires. Ici, ça démarre vraiment à l'heure du déjeuner, mais par contre à minuit il y a encore beaucoup de monde dans la rue et on se promène sans problème. Il vaut mieux ne pas envisager le diner avant 20h30 si on ne veut pas se sentir trop seul!

Nos pas nous ont également, portés au Cerro San Cristobal, un parc pas très loin de notre appartement, qui culmine à 860m.
Normalement, un funiculaire conduit les visiteurs au sommet, mais pas de chance... il ne fonctionne pas et c'est un bus qui prend le relais..
Nous aurions une très belle vue sur la ville de Santiago qui est immense, si la pollution ne s'installait  pas en permanence dans cette cuvette qui enferme la cité :







Au sommet, nous trouverons une petite église de pierre que nous avons particulièrement aimée, et dans laquelle nous sommes restés un long moment 
























Comme nous voulions voir un Jardin japonais, situé au bas de la colline, nous sommes redescendus à pied, sur environ 15km en passant par des sites aménagés comme celui ci ( qui étaient en cours de nettoyage après le we, et donc fermés!)



mais le Jardin Japonais... jamais nous ne l'avons trouvé!

Nous avons loué une voiture pour sortir de Santiago, en direction des stations de sport d'hiver. 
Bénit soit Garmin, dont nous avions acheté la carte d'Amérique du Sud et qui nous a permis de pouvoir nous retrouver.. Car au Chili, une chose est sûre, il ne faut pas compter sur les panneaux pour vous renseigner sur une direction à prendre! L'intuition vous sauvera peut être? Pour nous, ce fut Garmin!

Par contre, il faut bien reconnaître que les Chiliens sont des conducteurs reposants. Vous roulez au milieu, pas de problème, si vous les gênez, ils passeront à droite ou à gauche, mais sans klaxonner ni manifester la moindre mauvaise humeur... Les limitations de vitesse ne les stressent pas non plus, ils les observent de très loin, mais pas de conduite dangereuse , le tout est d'avoir l’œil sur le rétro! Et ils s'arrêteront toujours pour vous laisser traverser si vous êtes sur un passage piéton!

Nous avions envie d'aller voir une petite station à 80km environ de Santiago, à proximité d'un volcan. 
La route était plutôt caillouteuse :



et le rappel d'éventuelles manifestations volcaniques omniprésent :





La montée jusqu'à la station, sur 16km était très "hard". Nou avons a plusieurs reprises pensé à Micheline, en regrettant qu'elle ne fut pas là, car c'était une route "à la Chilienne"! Pourquoi faire long quand on peut faire court? Ca donne des virages très rapides et très secs, peu recommandés à ceux qui ont peur du vide :






Le plus drôle étant sans doute notre tête en découvrant la "station" :




















On avait imaginé autre chose!  16 km d'une route où on ne peut pas passer la troisième pour arriver à ces quelques constructions et cette dizaine de pistes....
On s'est dit qu'il ne devait quand même pas y avoir foule en hiver sur cette route difficile le dimanche matin.

Mais le lendemain, on a trouvé plus grand, je vous rassure.

On a pris la direction des contreforts andins, par des routes magnifiques et toujours aussi "hard"


















On a salué le courage de ce cycliste qui a quand même grimpé jusqu'à 3000m...


et on est arrivés à la station de ski de Valle Nevado, à 46km de l'est de Santiago. C'est une des plus récentes stations du pays, fondée en 1988 par des Français.
Avec 9000 hectares de terrain skiable, elle est la plus étendue d'Amérique latine, et considérée comme la plus  moderne du continent :






















On a vu la neige du glacier "El Plomo" qui culmine à 5.300m,  et on a grimpé encore, à pied cette fois, pour le voir de plus près :







Très contents de notre journée, nous avons repris la même route, et vous avouerez que c'est surprenant de passer des conifères aux cactus en 30 minutes :




Prochaine étape, la mer et Valparaiso..
A bientôt

1 commentaire:

  1. J aime beaucoup votre appart...et vous avez pris de jolies couleurs. Bisous

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