Notre premier contact à l’atterrissage sur Belo Horizonte fut " compliqué"... L'aéroport était en travaux, pour se faire une beauté en raison du mondial, et la voiture que nous avions réservée nous attendait très loin dans un véritable champ de mines, il faisait nuit noire.
Nous avons retrouvé le problème insurmontable du Brésil : on ne parle que le Portugais! Et là, c'est difficile... Nos infos ne rentraient pas dans l'informatique locale, et finalement, on a fait un contrat "papier" ne disant rien ou presque, et nous sommes partis avec notre voiture, avec pour simple viatique les encouragements d'un autre client qui nous a dit, en anglais : "good luck! be carefull with Bresilians", ce qui ne nous a pas complètement rassurés, je dois le dire.
Notre GARMIN nous a permis de rejoindre Belo Horizonte en une heure, et on s'est fait assez peur, en se retrouvant au milieu de nulle part, sur des routes dont on ne savait même pas si elles était ouvertes, sans signalisation aucune!
Au matin; nous avons découvert Belo Horizonte, une assez jolie ville de 2,5 M d'habitants, dont il n'y a pas grand chose à dire, si ce n'est qu'elle parait agréable à vivre :
Nous avons vu le stade de football, rénové, qui accueillera d'autres équipes que la France !
Et nous avons retrouvé ici une vieille connaissance : Oscar Niemeyer, à l'origine de la construction de cette église qui ressemble à mon avis à tout sauf à une église, une horreur ! Je précise que l'extérieur est ce qu'elle a de mieux!
Bref, de notre passage à BeloHorizonte, nous ne retiendrons que ceci, 40.000 prostituées vont y recevoir, en vue du mondial de foot, une formation en Anglais pour mieux répondre aux désirs de leurs clients... Je n'ai qu'une chose à y ajouter, quel dommage que les loueurs de voitures et les hoteliers ne profitent pas de cette même formation!
Nous avons ensuite pris la direction de la route portugaise, d'Ouro Preto. Ce nom vient de la présence d'or dans le sous sol de cette région qui en a fait la richesse. On extrayait un métal noir, qui a été envoyé au Portugal pour savoir de quoi il s'agissait, et les expertises ont montré que c'était de l'or noirci par des oxydes de fer.
D'où la richesse de cette région qui vit affluer de nombreux immigrants en 1750, Ouro Preto comptait 80.000 habitants, soit un chiffre supérieur à New York...
En 1981, classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité, Ouro Preto fait découvrir au monde entier ses églises baroques...
 |
| Ajouter une légende |
dans un décor de village du moyen âge, où nous nous sommes faits très peur...
la circulation automobile dans des routes pavées à 40° n'est pas simple, quand on a un "veau" comme notre voiture, et nous avons calé dans la rue menant à notre pousada, dans l"obligation de repartir en marche arrière. J'ai eu la "trouille de ma vie"..
Mais, à Ouro Preto, notre pousada était très accueillante, avec à la réception, un Monsieur, en tenue d'époque, parlant parfaitement Français, qu'il avait appris pour le Mondial...
Le lendemain, dans la petite ville de Tiradentes, à 120km environ, nous avons découvert une pousada adorable, dans des décors où on craint de se retourner, tant tout est fragile :
On y a vu aussi de jolies églises, et des rues pavées, avec une ambiance très festive:
De cette presque fin de séjour, nous voulons dire que nous sommes enchantés de ce passage au Brésil, qui est un pays magnifique. L'intérieur du pays est très riche végétalement parlant, et les habitants sont tous prêts à communiquer..
Trois problèmes à mes yeux :
- le Portugais
- Internet très peu performant
- et les dos d'ânes.. Nous avons les ronds point, ils ont les dos d'âne, à l'entrée de chaque agglomération, pendant et à la fin.. On a dû en passer des milliers!
Jusqu'à maintenant, les conducteurs ne nous paraissent pas pires que les Français, quoiqu'on nous en ait dit..
Il nous reste deux njours avant le retour, et si la pluie veut bien s'arrêter cette nuit, je vous enverrai de jolies photos de cette côte superbe. C'est avec regret que nous nous apprêtons à rentrer...
De son nom complet :"São Salvador da Bahia de Todos os Santos", Saint Sauveur de la Baie de tous les Saints, Bahia compte aujourd'hui, plus de 3 millions d'habitants.
Première capitale du Brésil de 1549 à 1763, c'est le point de convergence des cultures européennes, africaines et amérindiennes.
Ce fut également à partir de 1558, le premier marché aux esclaves du nouveau monde, à destination de la canne à sucre.
En 1990, le quartier historique "PELOURINHO" (petit piloris, car c'était à cet endroit que l'on "punissait" les esclaves) est classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité, et restauré.
La ville de Bahia est composée d'une ville basse, où se trouvent la première cathédrale du Brésil, et les immeubles administratifs. C'est un enchevêtrement de quartiers luxueux, de favellas sur les collines, d'immeubles ultra modernes. Cependant, dans le quartier situé juste en dessous de Pelourinho, la ville haute, on voit que cette partie de la ville n'a pas suivi le même programme de rénovation:
Juste devant le port et l'élévator qui permet de rejoindre la ville haute,
on trouve le mercado et les touristes qui font leurs emplettes...
En arrivant dans la ville haute, par l'élévator, on ne peut qu'admirer ces petites maisons polychromes, souvent décorées en stuc
Mais c'est surtout cette vue sur les maisons des collines qui séduit tant par ses couleurs que par sa ressemblance avec ces tableaux naïfs, proposés par de nombreux artistes locaux. Quand on regarde les tableaux, on se dit qu'il manque la perspective, c'est vrai.. Mais dans la réalité, les maisons sont réellement au dessus les unes des autres :
Bahia est aussi la ville aux multiples églises, quasiment une par jour! Rien que dans Pelhourinho, nous voyons la cathédrale :
et la jolie vue depuis le cloître
Sue la même place l'Igreja Ordem de Terceira de San Domingo
puis en s'efonçant un peu, on decouvre l'Igreja de Sao Francisco de Asis , à l'intérieur couvert d'or, ce qui est particulièrement curieux quand on pense que St François d'Assise, auquel se réfère le Pape actuel, prêchait le dénuement et le service des pauvres...
On y trouve également comme témoignage de l'apport Portugais, grand nombre d' "azulejos" (faïences décorées) sensées représenter la vie de St François :
A côté de cette église, celle du Tiers Ordre Franciscain, si chargée extérieurement, mais beaucoup plus jolie à l'intérieur, du moins à mon goût :
Je vous ferai grâce de toutes les autres visites, et je vous dirai que nous avions élu domicile dans une charmante pousada, tenue par un Belge, ce qui simplifiait pour une fois, les échanges...
c'était un peu sportif, eu égard aux escaliers rudes, particulier pour les liaisons internet qui n'existaient que sur le pallier ou dans les toilettes, mais c'était compensé par d'autres avantages, et notamment un petit déjeuner absolument parfait et plébiscité par tous, grands et petits:
D'ailleurs, je veux décerner ici, une mention toute particulière à la cuisine bahianaise, riche de ses influences africaines, qui nous a émerveillés, malheureusement! ( pour les efforts que nous devront faire au retour..) Nous avons testé des restaurants aussi agréables que bons chaque jour :
Car quand je dis riche, c'est riche en tout!
Allez voir la recette de la Moqueca pour comprendre qu'avec l'huile de palme, le lait de coco, et les accompagnements de farines de manioc différentes... mais c'est délicieux.
Je n'ai pas de photos à vous proposer sur toutes les danses noires que nous avons pu voir au coin de chaque rue. Les forces de Police, très présentes s'évertuent à vous dissuader de garder un appareil photo en évidence, mais ces spectacles sont à la fois hyper bruyants et très sympathiques.
Un très agréable séjour donc, à Bahia, avant de passer une journée à Belo Horizonte, petite ville de 2,5M d'habitants, à 350km au nord de Rio, et porte d'entrée du passe colonial portugais!
A très bientôt pour en parler