Voila, nous avions quitté notre grande tour, à Buenos Aires le 23 décembre..
et notre appartement tellement agréable avec son balcon et sa grande piscine, que nous n'avons même pas eu envie de nous en évader.. Nous nous sommes laissés vivre tout simplement, le temps a passé tellement vite
Cette année Buenos Aires avait un peu plus des airs de Noël :
mais si les vitrines et les halls d'entrées d'immeubles étaient un peu décorées, les rues ne l'étaient pas plus que les autres années. Et les enfants avaient quitté la classe pour les grandes vacances.
L'agitation et l'énervement des automobilistes étaient extrêmes pour les courses aux cadeaux, et mieux valait être prudents avant de traverser...
La nervosité était accrue par les conséquences de la dévaluation Macri, celui ci ayant tout de go libéré les Argentins du contrôle des changes. Un gros coup de chaud sur les prix avait donc débuté ainsi que quelques conflits sociaux justifiés par des demandes de primes de fin d'année et de rattrapages salariaux.
Donc, ce mercredi matin, nous avons quitté notre appartement à 2h30, tranquillisés par les infos qui nous montraient que la gendarmerie avait libéré l'accès à l'aéroport international, bloqué par les salariés de la "cresta roje" depuis plusieurs jours.
Malheureusement, l'avion, lui était en retard, nous n'avons décollé pour Sao Paolo qu'à 10h20
soit avec 3h30 de retard et notre correspondance a été décalée à 20h00. Une bonne journée à l'aéroport qui nous a fait arriver à 23h30 à notre hôtel de Bahia.
Nous avons retrouvé la chaleur tropicale autour de 30° et l'humidité qui va avec !
De messe de minuit, il n'y avait pas! Depuis 40 ans, une loi a été votée pour les interdire, car elles donnaient lieu à des actes de violences. Le clergé encourage donc ses ouailles a regarder la télé!
Par contre nous avons trouvé un office à 16h, au cours duquel des chants et des danses nous ont montré que l'Eglise brésilienne tente de concurrencer de plus en plus les églises évangélistes
Toutefois, nous avons constaté avec surprise qu'il n'y avait vraiment pas foule à l'office... La désaffections des églises est bien réelle aussi.
Il aura fallu attendre une messe en plein air, dite par l'Archevêque de Bahia l'après midi du jour de Noël, pour faire venir la foule, et c'est vrai que cela en valait la peine:
Nous avons revu la mer turquoise
les rues si particulières avec ces maisons colorées ...
Ces alignements de gens nonchalants, devant les portes d'entrées qui permettent de "prendre un petit courant d'air" entre le jardin et la rue
Sur la place de la cathédrale, des démonstrations de capoera,
des rappels des "mamas" :
des coiffures affros très travaillées :
Et avec tout ça, nous avons dégusté un dîner "spécial Noël" concocté par notre hôtelier, délicieux
La cuisine brésilienne est vraiment très inventive et moderne. Nous nous sommes régalés.
Je vous laisse admirer ces deux adorables petites filles rencontrées par hasard :
Et puis nous avons repris l'avion pour RIO et retrouvé notre hôtel sur Copacabana, là où nous étions certains de voir le feu d'artifice et toute la fête !
Les deux jours avant Noël (et ceux d'après pareil!) nous ont écrasés de chaleur.. 39° et une humidité de 100% nous ont incités à nous replier sur des sites rafraîchissants, tels la lagune
Enfin, le 31 décembre au réveil, nous avons constaté que la plage se remplissait petit à petit de gens vêtus de blanc, avec une couronne de petites fleurs dans les cheveux pour les femmes, et tous ces gens se sont installés avec fauteuils, glacières et provisions, en famille ou entre amis pour la journée du 31. En réalité ils sont même restés pour le plupart jusqu'à la mi-journée du 1er janvier.
La police, elle, s'est installée vers midi, la circulation a été coupée et la foule a tous envahi. Sur Copacabana il y avait plus de 2 millions de personnes.dans une ambiance très bon-enfant.
A minuit, la fête pouvait commencer et elle fut splendide :
Après, autant vous dire que les festivités se sont poursuivies jusqu'au lendemain midi dans un bruit joyeux et que le sommeil fut difficile à trouver.
Vers 5 heures du matin des centaines de petits hommes rouges ont été déversés par bus entiers et ils se sont attaqués au nettoyage systématique de la plage, (en avançant en ligne) qui en avait bien besoin.
A midi, Copacabana avait retrouvé son apparence habituelle
Alors nous sommes aussi allés à la découverte du centre des affaires
de la cathédrale très particulière
et nous sommes retournés voir le Christ rédempteur, qui surplombe Rio
et je ne vous surprendrai pas en vous disant que nous avons terminé en rendant visite à un café ancien du centre équivalent au "Tortoni" de Buenos Aires..
Voila, quelques souvenirs du Brésil. Il me reste a vous souhaiter une excellente année 2016.
Nous sommes arrivés en Nouvelle Zélande, où les connexions sont loin d'être faciles aussi, mais j'espère pouvoir communiquer davantage.
A bientôt
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