mercredi 2 décembre 2015

Quelques news de Buenos Aires





Voila donc une bonne semaine que nous avons quitté Paris pour rejoindre Buenos Aires.. C'est un peu notre résidence secondaire et nous retrouvons toujours cette ville avec grand plaisir !
L'ambiance est moins lourde qu'à Paris, mais ce pays ne manque pas de problèmes à résoudre, et ils sont surtout économiques. 
La veille de notre arrivée, à la surprise générale,  Mauricio MACRI a été élu Président avec 52% des voix




Il remplacera le 10 Décembre Cristina Kirchner qui ne pouvait se représenter une troisième fois. Elle  supportait le perdant, Daniel Scioli. 
Mauricio Macri, 55 ans, après des étude d'ingénieur, a dirigé des entreprises du groupe Macri, avant d'être président du club de Boca Juniors, et d'être élu maire de Buenos Aires en 2007. Issu d'une famille parmi les plus riches d'Argentine, il était le candidat libéral, favori des milieux d'affaires. 
Son gouvernement a été rendu public et on notera particulièrement l'arrivée aux affaires étrangères de Susanna Malcorra, actuelle chef de cabinet de  Ban Ki-Moon, à l'ONU. Elle devra manager le rapprochement avec les Etats Unis.
Mauricio Macri a promis d'ouvrir le pays aux capitaux en levant les contrôles sur les changes et le commerce, et en mettant fin au bras de fer entre l'Argentine et les pays détenteurs d'obligations souveraines qui ont a plusieurs reprises refusé le ré-échelonnement de la dette nationale...

Dans l'immédiat, les Argentins se préparent  à fêter Noël 



mais attention, pas de guirlandes dans les rues ni de sapins ! 
Les seules manifestations sont commerciales. Les rayons débordent de toutes sortes de victuailles, de vins et champagnes en tous genres. Noël coïncide avec le début des grandes vacances et ce sera barbecue pour tout le monde!
Nous avons constaté que les prix avaient très fortement augmenté. On parle de plus de 30% cette année.. Ils sont désormais proches des nôtres, si l'on s'en tient au change officiel. 
D'où l'accentuation de ce que nous avions déjà noté il y a deux ans : les prix ne sont plus indiqués en paiement immédiat mais en nombre de mensualités gratuites jusqu'à 12 ou 18, même pour les chaussures, ou les vêtements,  avec un jeu subtil des différentes cartes bancaires, selon  les jours de la semaine. On voit ainsi dans notre supermarché des gens payer leurs achats avec plusieurs cartes dont beaucoup en différés. 
Parfois aussi, on offre  des remises pour des paiements en espèces. 
Mais on note surtout, dans les zones fréquentées par les touristes, la multiplication des offres de rachat de dollars et d'euros dans la rue. Les Argentins ne font guère confiance à leur monnaie et toutes les transactions importantes sont réalisées en dollars. L'immobilier par exemple n'est jamais proposé en Pesos, et beaucoup de commerces n'affichent pas les prix sans doute pour éviter d'avoir à les changer trop fréquemment.. 
Pour nous qui ne connaissons pratiquement pas d'augmentation de nos revenus et peu d'inflation, cette situation est perturbante et nous rappelle  les temps anciens des années 70.
l'Argentine est tout au bord de la récession, après des années de forte croissance et  la dette représente  7% du PIB. Il y aurait ici,  10 millions de pauvres.

On ressent quelques  changements dans notre quartier très privilégié de Palermo. De nombreux immeubles ont été construits depuis notre dernier passage, tous de grande qualité, avec des halls d'entrée gigantesques de plus de 5 mètres de haut, avec des parkings souterrains, des piscines et un gardiennage  24/24 avec lequel on ne plaisante pas.. Tous ces nouveaux bâtiments ont le défaut de repousser un  peu plus loin, les gens qui n'ont pas les moyens de se les offrir. En même temps se sont créés de nouveaux restaurants à tendance bio, des cafés plus sympa aussi..

Nous avons constaté aussi que la ville était beaucoup plus propre. On ne distribue plus autant de ces petits tracts publicitaires qui finissaient en tas sur les trottoirs, et les propriétaires de chiens ont dû être incités à la propreté de façon efficace car le résultat est très visible. Des poubelles collectives ont été installées le long des trottoirs et même si le tri sélectif ne parait pas encore bien intégré, c'est beaucoup plus hygiénique. 
Un bémol pour les trottoirs toujours aussi dangereux... A peine terminés, ils sont ouverts à grand renfort de marteaux piqueurs, de façon tout à fait anarchique, et ne sont jamais refermés. Réussir à marcher avec un  déambulateur ou une poussette  relève ici de la haute  compétition !

Le soleil est là avec une température voisine des 30° 




Tous les matins, au parc, de nombreux sportifs marchent, courent, font du roller ou du vélo autour du lac et moi j'en profite pour bouquiner tranquillement sur un banc...


ou au bord de la piscine de notre tour de 25 étages (notre appartement est au 10ème..)



Parfois aussi, on fait des rencontres surprenantes, tels ces Argentins joueurs de cornemuse...



Mais tous les après midi, c'est promenade! Au moins 10km qui nous permettent d'observer la vie ici et ses changements. A ce propos, j'ai noté que les voitures de police avaient maintenant toutes d'énormes pare-buffles et des protections sur les côtés. Je ne sais trop quelles conclusions en tirer !


 D'ici, nous suivons de loin l'actualité française. En ce qui concerne la Cop21... rien sur les médias locaux! Il faut dire que la présence argentine n'est pas très lisible avec un représentant qui ne sera plus au pouvoir dans 10 jours et dont la ligne n'est pas la même que celle du nouveau président.

Une anecdote pour finir.. Notre réfrigérateur congélateur était mal en point. 8° dans le congélateur et 22° dans le réfrigérateur. Pas pratique dans un  pays où il fait si chaud. Eh bien, nous avons découvert que les réparateurs existent encore, et qu'ils ne viennent pas seulement pour dire que votre appareil est mort et qu'il faut penser à le remplacer. Une pièce a été changée et cela fonctionne à nouveau.. Pour profiter de ces abricots et de ces superbes cerises!



A bientôt .

jeudi 25 juin 2015

Terminus : LISBONNE !

Nous avons eu la bonne idée d'arriver à Lisbonne le jour de la fête de la musique et dans les quartiers les plus touristiques, l'animation ne manquait pas.
Surprise aussi quand nous avons découvert que notre appartement était situé dans une rue inaccessible en voiture...
Nous avons donc entrepris de descendre une centaine de marches avec nos bagages (!)pour arriver "chez nous" dans Alfama :





Bon côté, nous avions de notre fenêtre vue sur le Tage



Par contre, pas question de dormir ! Une ambiance d'enfer et en fermant les fenêtres, ce n'était pas mieux puisque le bruit des voisins était pratiquement aussi important.
Si vous envisagez d'aller à Lisbonne, et que vous souhaitez dormir, évitez Alfama ! Par ailleurs, c'est un quartier très agréable pour sortir le soir, on y trouve plein de petits restaurants très sympa et on peut comme nous, y écouter le Fado..

Je vous propose de flâner avec nous dans les rues :














Nous avons découvert les moyens de locomotion locaux : tram, élévador, funiculaires...













Profité de quelques terrasses et dégusté des glaces aussi bonnes qu'à Buenos Aires, ce qui pour moi est un énorme compliment !



Nous avons quand même vu une cathédrale et quelques églises pour ne pas être en manque















Et pour terminer, le dernier jour à Belem, nous avons renoué avec les monuments religieux. 
En 1502, après le retour de Vasco de Gama, le roi Manuel Ier entrepris de faire construire un monastère financé par les épices des Indes et le produit des découvertes aux Amériques.
De style baroque et manuelin, ce monastère de Jeronimos est d'un grand raffinement 







et l'intérieur et le cloître confirment cette impression :


















A proximité, nous avons vu la Tour de Belem. Elle fut construite pour servir de porte d'entrée à Lisbonne et également pour protéger l'accès au monastère de Jeronimos. A l'origine, elle était au milieu du Tage, mais suite au tremblement de terre de 1755, les eaux ont été déviées et la tour se retrouva au bord.






Comme tous les touristes à Belem, nous sommes allés déguster des "Pasteis de Nata" à la Fabrica. Dans tout le Portugal, on mange ces petits gâteaux à la crème, mais ici, ils sortent du four au moment d'être dégustés, et c'est un délice !














Tous les bus déversent là leurs touristes. C'est impressionnant..

Dernière étape avant de prendre notre avion, la visite du Palacio Do Marques Da Fonteira. Une petite merveille, un pavillon de chasse édifié par le premier marquis de Fonteira en 1660. Maison comme jardins sont décorés d'azuléjos 

















Les photos sont interdites dans la maison  dont les héritiers ont fait leur résidence depuis le tremblement de terre de Lisbonne en 1755. 

Nous avons traversé le Tage pour voir le Cristo Rei. Ce n'est qu'une pâle copie de celui de Rio et le cadre est loin d'être aussi spectaculaire





Et enfin, nous sommes retournés sur les lieux de l'exposition universelle de 1998. Contrairement à Séville, cette zone a été utilisée de façon attrayante, et nous y avons visité l' océanorium notamment :

















De retour à Paris, il ne me reste plus qu'à vous inviter, vous aussi, à aller voir ce pays accueillant dans lequel on parle Français couramment et où notre plus grande surprise aura été une cuisine beaucoup plus intéressante et soignée que nous ne le pensions !

Je vous donne rendez vous en fin d'année, si tout va bien, pour d'autres escapades...

Bel été à tous!