Sur notre route, Elvas, classée au Patrimoine Mondial, se présente comme une imposante place forte avec un château construit par les Maures, consolidé au XIV et XVI ème siècle
Une fois franchie la porte d'enceinte, une ville musée avec sa cathédrale gothique modifiée dans le style manuélin
A l'intérieur, des piliers décorés et un choeur entièrement plaqués de marbre
La rotonde de l'Eglise Notre Dame de la Consolation, partie d'un couvent construit en 1599 rappelle la rotonde du couvent du Christ de Tomar
toute en azulejos et bois doré.
Sur la place subsiste le pilori sur lequel les condamnés étaient exposés à la vindicte publique :
Après avoir parcouru de nombreuses ruelles sous une température de 38°, un soleil écrasant et l'eau dispensée par des brumisateurs bienfaisants
nous arrivons à l'église baroque de San Francisco, construite de 1701 à 1729
où nous admirons une nouvelle fois les azulejos et le magnifique retable en bois doré.
En quittant la ville, nous longeons l'acqueduc Da Amoreira, dont la construction démarre en 1498, et qui parcourt 7,5km. Il alimente encore aujourd'hui la ville d' Elvas
Brève escale ensuite au palais ducal de Villa Viscosa, tout en marbre, dont les carrières sont toutes proches
Dans les villes avoisinantes les trottoirs sont en éclats et les bordures en plaques de marbre
et nous arrivons à Estremoz où nous finissons notre journée dans un palais du XIII ème siècle, avec un donjon de 30m, transformé en une magnifique pousada, sur le modèle des paradors espagnols
Nous voici donc arrivés à EVORA, capitale de l'Alentejo, avec sa route des vins et des saveurs...
C'est l'une des plus belles villes du Portugal, d'ailleurs classée au Patrimoine Mondial.
On flâne avec plaisir dans le lacis de ruelles sinueuses étroites et voûtées.
Premier arrêt sur la place Do Giraldo et sa fontaine en marbre du XVIII ème.
Un petit arrêt à la pasteleria pour savourer un "pasteis de nata"
et c'est parti pour les visites! D'abord sur la place l'église Santo Antao
et un peu plus loin, la cathédrale de style gothique, avec quelques traces romanes de la fin du XII ème au début du XIIIème. Un bâtiment en granit avec deux tours puissantes. Les murs de la nef sont crénelés
l'ascension des 106 marches de la tour nous fait découvrir les flèches de la cathédrale
Le cloître gothique des années 1300, en granit, dégage une certaine grâce par l'emploi de baies rondes
Le temple romain, symbole d'EVORA, probablement dédié à Diane, a été edifié au IIème siècle
Nous avons la chance de participer à un événement exceptionnel dans l’église du couvent Dos Loios, par la présence d'une exposition de robes de mariées, créations de grands couturiers français (Dior, Balanciaga, Saint Laurent, Givenchy...) portées et prêtées par des personnalités du gotha.
L'université actuelle accueille 8000 étudiants et occupe les bâtiments de l'ancienne université jésuite.
Autour de la cour intérieure, l'ancien cloître, on trouve les salles de classes décorées d'azuléjos, illustrant les disciplines enseignées
Enfin, un passage à la surprenante "chapelle des os", construite au XVIème siècle par un moine franciscain. Elle est confectionnée à partir des crânes et os de 5000 personnes.
Au dessus de la porte d'entrée une inscription engageante "nous, os qui sommes ici, attendons les vôtres" ...
Pour nous remonter le moral, le lendemain matin, visite aux cousins portugais d'Obelix, avec les menhirs et les monolithes de granits, certains ornés de pétroglyphes et datant d'environ 6000 ans quand même !
Pour terminer la journée (37,5° comme en témoigne notre ordinateur de bord)
nous grimpons à Monsaraz, village fortifié de la frontière espagnole dominant le lac de barrage d'Alqueva, le plus grand d'Europe
Nous flânons dans les quelques ruelles désertes du XVI ème siècle
sur la place, l'église Matriz du XIVème siècle nous attend pour nous rafraichir. C'est un bijou de finesse
Pour rentrer, nous suivrons la route des oliviers et des vins
Comme je pense que vous frisez l'overdose d'églises, de couvents et de châteaux forts, je vous donne rendez vous pour notre dernière étape à Lisbonne, et un retour à la vie profane!
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