lundi 27 janvier 2014

Ia Ora Na Moorea.. (Ia Ora Na veut dire Bonjour!)

Satisfaits des travaux effectués chez Céline, nous avons quitté la Nouvelle Calédonie, comme prévu à 13h30 le mercredi


















pour arriver à Tahiti la veille à 22h05. Déstabilisant! 
On avait un peu peur de ne pas se réveiller le lendemain pour notre avion de 8h30...
Et c'est dans l'aéroport que j'ai réalisé que j'avais oublié chez Céline tout mon dossier de réservations d'hotels,les billets électroniques, d'appartements, etc.. bref tout ce que j'avais soigneusement rangé depuis des mois est resté sur la table du salon. Ajouté à cela que j'ai déjà perdu pas mal de documents stockés par précaution sur un disque dur externe qui a grillé à Nouméa..... 
Bon, il y a l'essentiel dans la messagerie et Céline a scanné les indispensables et tout va bien.
Donc, on est arrivés à Moorea ("le Lézard Jaune"), et si le lagon n'est pas aussi spectaculaire qu'à Bora, il est très beau :


















A Moorea, nous avions choisi un petit hôtel, l'Hibiscus, dans un très beau jardin tropical, et nous ne l'avons pas regretté.

















Nous avions une vue splendide sur le lagon et le personnel était adorable.
Moorea est une très jolie île montagneuse, très bien entretenue. Elle se situe à 7 minutes en avion de Papeete.. A peine décollés, nous étions arrivés!
62km de route pour faire le tour de l'île, et une végétation luxuriante.

Moorea est en fait un volcan qui s'affaisse dont les baies principales se situent dans la caldéra




La route de l'intérieur conduit au belvédère, un point élevé dont on a une très belle vue :
d'abord sur la baie "secrète d'Opunohu" la plus belle et la plus sauvage. Vierge de toute implantation de masse, c'est là que Cook a mouillé ses amarres, mais c'est à la baie voisine qu'on a donné son nom, car celle là devait rester cachée pour les habitants





le mont Rotui, qui sépare les deux baies




et la très belle baie de Cook



Sur la route intérieure, nous avons aussi découvert un "Marae", le plus ancien site religieux de l'île (an 900), survivant malgré l'arrivée des missionnaires qui ont tenté de faire disparaître tout ce qui était la tradition de ces habitants. Dans ces lieux de pierre ou de corail, on pouvait pratiquer des sacrifices humains pour prendre la force des ennemis :



Actuellement, c'est surtout le lieu le plus infesté de l'île par les moustiques... Et nous nous sommes enduits de protection pour éviter le nouveau fléau local transmis par ces bestioles, le ZYCA.. Ici, tout le monde est plus ou moins atteint, avec pour conséquence 4 à 5 jours de fièvre.. Pas de traitement, que du paracétamol, mais moins grave que la dengue qui tue dans sa forme hémorragique.
On saura à l'île de Paques, si on a été contaminés, vu la période d'incubation. Mais une chose est sûre, protection ou pas, je plais aux moustiques!

On ne peut pas nier que la fin des essais atomiques à MURUROA (environ 1000km de Tahiti) a porté un coup très dur à l'économie de la Polynésie et la crise n'a fait qu’accroître les problèmes d'une région qui a tout basé sur le tourisme.

En dehors du tourisme, les locaux exploitent des champs d'ananas et le transforment en alcool, champagne d'ananas et rhum arrangés, très réussis.

De beaux hôtels ont été construits dans des sites à faire rêver :
l'Intercontinental :



















Ici est abritée une association pour le traitement des tortues malades que l'on remet ensuite à l'eau après guérison, et trois dauphins de près de 30 ans chacun, qui font le bonheur des vacanciers.

le Hilton aussi bénéficie d'un cadre somptueux :


















Nous sommes allés passer une soirée au Tikki village, pour admirer un coucher de soleil, mais surtout des danses locales, et ce fut un très bon moment que je recommande tout particulièrement :











Enfin, je recommande aussi la création du chef de l'Hibiscus, un plat pour deux, le délice de thon :


une déclinaison  de tartare, de thon mariné, carpaccio, en salade tahitienne et mi cuit... Evidemment, il vaut mieux aimer le thon, et le thon cru en particulier, mais ici, il est tout simplement génial!


Après Moorea, Bora Bora...

Nana. (au revoir)

mardi 21 janvier 2014

Restons ZEN....

Je vous propose un moment de calme et de nature ...






Et quelques vues de la Grande Terre, que nous quitterons demain. 

Sur la  côte ouest, à Bourail, environ 2 heures en voiture de Nouméa :


de NOUMEA à BOURAIL, HIENGHENE, POINGAME (extrême nord), ET PARC RIVIERE BLEUE (région sud)





La roche percée





Pas très loin de là, à Poé, le paradis des kyte surfeurs





Puis en empruntant la route transversale, pour rallier la côte est, un trouve une végétation différente et tropicale et aussi des petites haltes dont le nom donnerait déjà envie de s’arrêter...








Et on arrive devant ce spectacle superbe de la "poule de Hienghene"





Tout au nord de l'île, dans la région de Poingame, nous avions élu domicile dans un petit gîte. Mais quel calme et quelle vue :








Par opposition, dans les régions au sud de Nouméa, vous pouvez voir que la couleur des terres n'a rien a voir : c'est rouge! 
Et pas de végétation luxuriante comme au Nord et à l'Est










 Alors, vous vous direz que ce pays a tous les atouts pour attirer les touristes et les ravir... Mais non! Ça ne semble pas faire l'unanimité localement, et d'ailleurs rien que le transport aérien (la durée, le coût) et le monopole d'Air Calain y font obstacle. 
Donc, les infrastructures ne sont pas toujours là, vous n'aurez peut être pas le service que vous attendez...
Mais si vous êtes Métro, Z'Oreille (métro installé en Nouvelle Calédonie), Caldoche (descendants des premiers arrivants européens) ou Kanak, vous pourrez toujours prévoir une ballade dans un parc, avec votre glacière. Vous trouverez toujours des bancs, des tables, des plages signalées, des barbecues qui vous attendent avec le bois nécessaire à le faire fonctionner, mais vous devrez vous débrouiller. Le Calédonien est autonome, sportif et sait profiter de la nature sans la polluer.
Alors peut être qu’après tout, le refus d'un tourisme envahissant n'est pas une mauvaise chose puisque cela permet de conserver la nature?
En parlant de vie quotidienne d'ailleurs, je n'ai jamais vu autant de magasins destinés aux produits bio, d'instituts de soins du corps.. avec autant de gens qui dès le matin 6 heures, courent le long des plages ou font du vélo, viennent pique niquer au bord de ces mêmes plages à l'heure de déjeuner des bureaux, puis le soir vers 17 heures, on les retrouve en train de courir..
Ici, on vit un peu décalé, le soleil se lève vers 5h30 et se couche à 19h. On est au bureau à partir de 7h et on peut le quitter à partir de 16h30.
 Qui ne trouverait la vie ici bien agréable, au bord d'une terrasse, à boire une bière bien glacée et à se délecter de poisson à la Tahitienne, de thon sashimi ou de fruits exotiques?
 Pour terminer, je vous propose une escale au Phare Amédée à une heure à peine de bateau.. Du bleu, toujours du bleu!!







Au bord du port

Le port 







Le phare

 

 









Contrairement à la Polynésie, la Nouvelle Calédonie a une activité industrielle importante, dominée par le nickel. Elle est donc moins touchée que Tahiti par la crise actuelle du tourisme.

Demain mercredi, nous partons de Nouméa  pour arriver mardi.. . Nous remontons le temps! Souvenez vous du tour du monde en 80 jours de Jules Verne, dont le héros croyait avoir perdu son pari : il n'avait pas compté le changement de jour. Nous aurons 11 heures de moins que vous, alors qu'à Nouméa, nous en avions 10 de plus.
Rendez vous à Tahiti!