Sur la route de COIMBRA, avec un temps plus que maussade, nous nous arrêtons aux ruines romaines de CONIMBRIGA.
Cette cité florissante jusqu'au 5ème siècle a conservé des mosaïques comptant parmi les plus belles de la péninsule ibérique
A COIMBRA, ayant retrouvé le soleil, nous partons d'un bon pied explorer le monastère de Santa Cruz
Ce couvent date du XVI siècle
et on y retrouve de très beaux azulejos.
Ensuite, poursuivant notre ascension du village ( et ce n'est pas un vain mot), nous découvrons l'ancienne cathédrale, première du Portugal, construite à partir de 1140. C'est l'oeuvre principalement de deux Français.
Elle est fortifiée, ceci étant justifié par la présence des Maures.
L’intérieur est élégant, avec un retable en bois doré
Et des parties où l'on découvre des influences orientales évidentes
Le cloître, construit au XII ème siècle fait transition entre roman et gothique
Nous avons vu également l'université qui occupe depuis les bâtiments de l'ancien palais du roi Jean III.
Après avoir passé le porte Ferrea du XVII siècle, le visiteur pénètre dans le patio dominé par une tour du XVIII ème siècle
Nous avons pu admirer la chapelle toute en azulejos, avec un buffet d'orgue du XVIII ème siècle


et la bibliothèque comptant quelques 30.000 livres et 5.000 manuscrits,


Au chapitre "vie quotidienne", que dire ?
- Que nous avons des hôtels très agréables et que partout nous trouvons des gens qui parlent parfaitement le Français. Nous sommes très bien reçus, mangeons très bien et tout particulièrement des viandes très tendres
Le vin portugais est intéressant à découvrir.. et les pasteis de nata sont délicieux!
- les autoroutes payantes sont désertes ...
en 35 km nous avons croisé 5 véhicules et n'avons ni doublé, ni été doublés par personne. Ceci s'explique par le fait que les financiers ont décidé après la crise de privatiser les autoroutes qui étaient gratuites auparavant. Depuis, personne ne les emprunte plus. Pas sûr que les finances des sociétés d'exploitation s'en portent mieux!!
- Dans notre hôtel de COIMBRA, nous avons découvert notre première poubelle de "tri" sous le bureau. Elle nous a laissés très perplexe...
-dans les traversées de villages, nous étions étonnés de trouver des feux rouges alors que nous ne croisions aucune route, et qu'il n'y avait aucun passage piéton
et nous avons fini par comprendre qu'ils se déclenchaient pour quelques secondes quand on ne respectait pas scrupuleusement la vitesse limite.. Pas bête non? Ça incite peut être plus à la raison que les radars . A tester chez nous ?
- Nous avons constaté que la canicule dont nous avons beaucoup entendu parler, avait bien sévi durant les mois d'avril et mai. Nous plaignons très sincèrement les pauvres bovins que n'ont plus un brin d'herbe verte à manger...
Sur la route pour rejoindre Tomar, dans la serra Da lousa, 80km de routes tourmentées, nous voyons des lacs de barrage, des forêts de pins et d’eucalyptus, quelques châteaux abandonnés
de jolies maisons dans quelques villages isolés
des maisons perchées et isolées
TOMAR, nous découvrons cette petite ville endormie sous le soleil et ses 30°, dominée par le chateau fort construit par l'ordre des templiers, qui abrite le Couvent du Christ, joyau classé au Patrimoine mondial, symbole de l'occident chrétien :
Le bijou de l'endroit est sans conteste la Rotonde des Templiers, inspirée par le St Sépulcre de Jérusalem
Le cloître principal, érigé de 1557 à 1566, de style Renaissance comprend deux étages
la fenêtre est la plus étonnante réalisation de décoration Manuéline du Portugal. Elle comprend une profusion de détais végétaux et marins :
Les cloîtres du cimetière, des ablutions et des invités datent du XV ème siècle
Et nous découvrons des "pièces de vie"
Et une chapelle à restaurer :
Nous continuons notre visite de la ville avec l’église St Jean Baptiste, gothique du XVème siècle flamboyant
et la synagogue construite entre 1430 et 1460, la plus ancienne du Portugal termine notre visite de TOMAR:
Demain, direction des provinces d'Alto et D'alentejo, avec routes des vins et des saveurs que nous apprécions tous les soirs...
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