Nous empruntons une route de montagne très sinueuse sur 45 km, pour rejoindre Ronda, à 100 km à l'ouest de Malaga.
Cette ville, à une altitude de 750m, est séparée en deux par le Tajo del Ronda, un défilé profond de plus de 150 mètres. Sa vieille ville à été déclaré Bien d'intérêt culturel. Ce territoire fut occupé par les Celtes, les Phéniciens, les Romains et les Arabes et fut reconquis finalement par Rois Catholiques. La vieille ville, aux réminiscences arabes et au tracé médiéval, s'étend au sud du Guadalevín tandis que la ville moderne, qui surgit à partir du XVIe siècle, se déploie au nord de cette rivière. Plusieurs ponts relient les deux moitiés de Ronda, une des villes les plus intéressantes située sur la route des Pueblos Blancos (les villages blancs), en pleine Sierra de Ronda, à quelques kilomètres de la Costa del Sol.
Plusieurs ponts traversent cette ville.
Le pont Neuf est le plus spectaculaire de tous : une colossale œuvre d'ingénierie reliant les quartiers du Mercadillo à la ville. Datant du XVIIIesiècle, ses fondations reposent sur la base du précipice. À divers endroits, sa hauteur atteint 98 mètres et sa longueur 70 mètres. La légende veut que l'architecte, une fois sont travail terminé, ait voulu admirer son oeuvre d'un échafaudage; il se pencha pour rattraper son chapeau que le vent avait emporté, et son geste l'entraîna dans une chute mortelle...
Quant au Vieux pont, il est constitué d'un seul arc de quelque 10 mètres de diamètre.
Ronda, que l'on appelle « la ville des châteaux », se dresse sur un promontoire naturel défendu, sur son côté le plus accessible par une alcazaba. De celle-ci, sont préservées les murailles et les portes les plus importantes permettant d'accéder à la ville. La puerta del Almocábar (XIIIe s.) était la porte d'accès au sud de la ville
L'église de Santa María la Mayor est une autre œuvre religieuse intéressante, avec des éléments arabes et chrétiens.
La Grande mosquée de Ronda fut construite par les Arabes au XIIIe siècle sur un ancien temple romain. De cette époque, sont conservés l'arc du mihrab, décoré en stuc, et le minaret, transformé en clocher. L'intérieur de la mosquée fut enrichi durant les siècles suivants d'éléments de décoration Renaissance et baroque, comme en témoignent le chœur, le coro et les autels. Le minaret de San Sebastián est clairement de style mudéjar, caractérisé par les décorations en stuc et les arcs outrepassés. Ce style sera utilisé par la suite dans l'architecture chrétienne.
Ces différents éléments agrégés donnent un résultat bizarre qui ne m'ont pas convaincue.
Les bains arabes, situés au bord de la rivière, font également partie de l'héritage musulman. Ils datent du XIIIe et sont très bien conservés.
Quelques demeures seigneuriales ou hôtels particuliers de l'aristocratie ont survécu. Le palais du marquis de Salvatierra et la Casa del Moro en sont quelques beaux exemples. Nous admirerons dans l'ancien palais du marquis de Salvatierra son balcon en fer forgé dans le plus pur style de Ronda.
La Casa del Rey Moro est décorée dans un style gothique et mudéjar ; elle est entourée de jardins suspendus, classés jardins artistiques.
Tout le centre historique de la ville conserve son architecture maure
mais au moment de quitter Ronda,au terme d'une journée bien remplie, nous garderons le souvenir d'une ville fortifiée, au milieu de nulle part, qui a rayonné par le passé et qui est universellement reconnue aujourd'hui
Autre chose aujourd'hui...
Nous avions prévu d'aller à Alméria, mais en cours de route, nous avons rencontré une brume de chaleur tenace qui nous a découragés de poursuivre dans cette direction.
Nous avons donc fait route vers Nerja et ce que vous voyez sur les photos n'est pas le résultat d'effets spéciaux, mais de la brume...
Pas de froid, rassurez vous, au contraire!
Nerja est une charmante petite ville pour les touristes
mais elle est surtout connue pour abriter les grottes ornées les plus anciennes au monde. La datation des peintures rupestres fait remonter à 42.000 ans l'occupation de cet espace par l'homme de Néanderthal, soit bien avant Lascaux et Chauvet (18.000 et 32.000 ans )

La taille colossale des salles tant en surface qu'en hauteur, se découvre au fil d'un trajet de 5km.
On peut voir des colonnes de 32m , des rideaux de stalactites, et dans la salle du cataclysme ( dont la dimension de 3.000m3 figure dans le livre Guiness des records) un enchevêtrement de concrétions, "décrochées" du plafond par un tremblement de terre qui se serait produit il y a 800.000 ans
les photos ne présentent qu'un pâle aperçu de la réalité :
Merci à la brume de nous avoir fait découvrir ce site rare !
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